Samedi 27 et dimanche 28 juin 2009: Voie historique au Pic Coolidge
Avec: Loic, Pierre et Simon
Compte-rendu de c2c
ici.
Après deux semaines de repos forcé dû à un blocage de dos (ce que c'est, de vieillir...), c'est avec mes Grenoblois préférés que je reprends de la hauteur; dans mon cahier des charges, néanmoins,
une course sans portage (Loic nous trouve donc un refuge 4 étoiles) et pas trop dure. Et hop, sortie tout droit du chapeau, la voie historique du Pic Coolidge qui emprunte un couloir de 45/50
degrés pour arriver 300m sous le sommet.
Pour moi, en novice des Écrins, c'est l'occasion de découvrir la Bérarde, ainsi que le loonnng sentier plat qui mène sous le refuge de Temple-Écrins où l'on me promet monts et merveilles.
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En montant au refuge.
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Derniers rayons de soleil au refuge.
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Comme Simon me le fait justement remarquer, cette montée au refuge de Temple-Écrins a un petit air de Pakistan (où nous nous sommes connus avec Simon et Loic): une vallée large et un sentier sur
éboulis longeant une rivière; on s'attendrait presque à croiser quelques yacks !
En tous les cas, Caplain avait annoncé un soleil timide "au sud", et il faut croire que nous sommes au bon endroit car le temps est parfait. Après 2h30, nous atteignons le refuge et profitons
pendant quelques heures encore des doux rayons... Le dîner nous réjouit tous: une bonne soupe d'épinards aux herbes du jardin, et un chili corn carne maison. Repus, nous gagnons notre étroite
couchette à la tombée du jour pour... une nuit quasiment blanche de plus en refuge (ben oui, comme d'habitude quoi !).
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Sous le Pic Coolidge: la voie historique monte à gauche du sommet.
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Les impressionnantes Ailefroides !
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Départ au petit matin, à 4h40, avec une frontale que nous pouvons rapidement éteindre: le jour pointe déjà le bout de son nez ! Mais nous gravissons un couloir orienté plein ouest: les premiers
rayons ne nous atteindrons qu'en haut du couloir. D'ici là, nous rejoignons le pied de ce fameux couloir en compagnie d'un chamois qui nous devance, et semble nous attendre.
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A l'attaque du couloir.
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À mi chemin du couloir: Pierre et Loic viennent de passer le verrou.
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Après une vague hésitation avec Simon sur la nécessité d'un encordement ou pas, nous finissons par opter pour la corde: grand bien nous aura pris, car le couloir est finalement assez gelé, et les
mollets chauffent rapidement ! C'est là que mon manque d'entraînement récent me trahit: à mi chemin, il me faut me vacher quelques instants sur un bout de rocher pour reposer mes mollets tétanisés.
Il faut dire que Simon avait pris un rythme d'aerobic à la sortie du verrou (et un, et deux, et un, et deux !), ne me laissant que le temps de faire les pointes, et non pas la
position-qui-va-bien-sur-le-coté-des-crampons-pour-se-reposer. Finalement, nous sortons rapidement de ce petit couloir qui ne payait pas de mine vu d'en bas, mais dont mes mollets se souviendront
pendant quelques jours.
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Derniers mètres avant les rochers finaux (au fond: le Pelvoux).
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L'arête finale.
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À la sortie du couloir, nous goûtons le soleil quelques instants. Ce raccourci nous aura par ailleurs permis de doubler le gros de la troupe empruntant la voie normale: une seule cordée demeure
entre nous et le sommet, cordée que nous rejoignons sur ce dernier après une esthétique arête rocheuse reliant l'ante-cime au vrai sommet. Ce couple de belges avait décidé de foncer pour se tester
avant de tenter la voie sud de la Barre des Écrins le lendemain ! Malgré leur rapidité, ils renonceront finalement à cette difficile course...
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Du sommet: la face sud de la Barre des Écrins.
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Re-descente: au fond, le sommet.
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Du sommet, c'est naturellement vers cette face Sud de la Barre des Écrins que le regard s'attarde: que cette voie parait longue et raide... En dessous de nos pieds, le glacier noir, très peu
fréquenté puisque ne menant qu'à des voies difficiles. Et puis le Pelvoux, le Pic Sans Nom et les Ailefroides, dont les faces de ce coté-ci sont toutes plus austères les unes que les autres. Au
sommet du Pic Coolidge, on se sent vraiment au centre des Écrins...
Après un petit moment de méditation avec Simon - de ces moments précieux où les choses se disent en si peu de mots -, nous voici rejoins par Pierre et Loic, puis toute la horde des alpinistes ayant
emprunté la voie normale.
Ne traînons pas ou les embouteillages auront raisons de notre horaire (Madame Temps is back). J'aime beaucoup le concept de boucle: la descente devient ainsi une découverte tout aussi intéressante
que la montée. Nous passons les vires, pique-niquons, puis glissons sur les dernières pentes neigeuses pour rapidement rejoindre le refuge.
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Au fond: les Bans et le Gioberney.
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Sieste bien méritée au refuge !
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Après une heure de détente au refuge, nos lèvres trempées dans une tasse de café ou de thé, nous reprenons le chemin de la Bérarde dans une chaleur de plus en plus marquée. La bière fraîche à
l'ombre d'un tilleul au bar des alpinistes du village nous tempère un peu, et me fait plonger dans une douce torpeur pendant que la Simon-mobile nous ramène vers Grenoble...
Le petit film de la journée: